Une nouvelle étape s’ouvre pour la filière banane aux Antilles. Depuis la fin du mois de mai, les producteurs peuvent désormais utiliser des drones pour pulvériser certains produits contre la cercosporiose noire, principale maladie qui touche les bananeraies. Mais attention, cette autorisation est très encadrée. Seuls des produits à faible risque, notamment ceux autorisés en agriculture biologique, pourront être épandus par voie aérienne. Chaque exploitation devra également obtenir une autorisation préfectorale avant toute utilisation. Pour les professionnels, il s’agit d’une avancée importante, car les essais menés ont montré une meilleure précision des traitements et une moindre exposition des travailleurs aux produits phytosanitaires. Reste un obstacle de taille : le coût. La filière estime à près de 19 millions d’euros l’investissement nécessaire pour déployer cette technologie en Martinique et en Guadeloupe. Malgré ces contraintes, les producteurs espèrent voir les drones se généraliser progressivement d’ici 2027.