La lutte contre la vie chère, historiquement portée par les territoires ultramarins, s’impose désormais dans le débat national. Les mobilisations du 17 octobre ont remis au premier plan les questions de pouvoir d’achat, du prix des carburants et de l’accès aux services publics. En Martinique et en Guadeloupe, ce combat remonte notamment aux grandes mobilisations de 2009, puis au mouvement martiniquais de 2024. Malgré la signature d’un protocole contre la vie chère en octobre 2024, les prix restent nettement plus élevés qu’en Hexagone. Pour la députée martiniquaise Béatrice Bellay, cette prise de conscience nationale pourrait enfin favoriser une convergence des luttes et faire avancer les revendications ultramarines.
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, appelle à la responsabilité face aux tensions sociales en Martinique et en Guadeloupe. Après un échange avec les préfets lundi, elle affirme entendre les préoccupations liées à la vie chère, au prix des carburants et aux conditions d’études des jeunes. Elle assure que des réponses concrètes sont en préparation. Mais la ministre condamne fermement les blocages, les pillages et les agressions. Pour elle, ces violences pénalisent notamment les familles et les salariés. L’exécutif évoque de possibles réponses dans le prochain budget et dans le projet de loi contre la vie chère, dont l’adoption reste incertaine.