Fond Larion, on arrête de jouer…

[INFO] Le préfet avait donné ses instructions !

Le préfet semble avoir pris son parti, celui de siffler la fin de la déambulation, au travers des maisons de propriétaires. Ce dimanche alors que différentes organisations de défense du patrimoine en appelaient, à une ballade de vérification, c’est face à un mur de gendarmes que les militants se sont retrouvés.

Cette fois la consigne était très claire,: ne rien laisser passer sauf une délégation des représentants de chacune des organisations.

Dans les révolutions, c’est le nombre de personnes sur place qui détermine le rapport de forme et de force. Mais le nombre d’opposants n’y était pas ! Cette fois les gendarmes ont maintenu un ordre relatif de par leur fonction et de par leur nouvelle organisation.

Dans leur fonction, il est rare de voir bousculer un gendarme en Martinique. Des crachats de paroles lancées à gorges déployées, oui, mais aucune exaction. Mais en Martinique ont ne connait pas de black block. Un petit jeu de chat et de souris a cependant bien eu lieu d’autant que les ordres étaient clairs. L’organisation d’une délégation pour aller vérifier que le chemin était toujours « débawé » faisait partie du schéma tactique des représentants de l’état. Une délégation a accepté de jouer le jeu et à ce titre est revenue garantissant que les clôtures n’avaient pas été remises en place.

La proposition du préfet et du maire de Saint-Luce est la suivante : Établir sur le littoral un chemin balisé et remettre de l’ordre dans une situation où l’ONF avait pris un parti sous quinzaine, quitte à revenir sur le choix de l’ONF: celui de faire passer les habitants devant les maisons sur la route. Que certains propriétaires aient compris qu’il s’agissait d’un laisser tout faire c’est leur problème, mais le militantisme de plusieurs organisations demandant de rétablir le chemin littoral, comme l’indique la loi, devait aussi être respecté.

Si des indépendants et des particuliers téméraires sont passés par la mer pour filmer, ces derniers bien que renvoyés dans leurs cordes par les forces de l’ordre ont bien démontré que suivre la côte n’était pas possible sans danger. Plus de 500 suiveurs l’ont constaté sur différentes vidéos d’activistes. C’est la confirmation du besoin d’un vrai chemin littoral plus large. A cette heure il est plus simple de dire affaire à suivre! Nous avons envie de rajouter avec vigilance.

Source : www.makacla.com

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